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2 861 charsPROGRAMME (métadonnées éditoriales ARTE) :
- titre : L'arbre de l'authenticité
- année de production : 2025
- durée totale : 85 min 54 s
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- résumé éditorial : Au cœur de la forêt équatoriale du Congo, les vestiges d’un centre de recherche consacré à l’agriculture tropicale révèlent le fardeau du passé colonial et ses liens inextricables avec la crise climatique actuelle. L’Arbre de l’Authenticité prend pour point de départ les débats contemporains autour du crédit carbone. Niché dans la plus vaste forêt tropicale d’Afrique repose l’une des multiples tombes des efforts de contrôle occidental sur les nations et la nature. Bordant le fleuve Congo, la station de l’Institut National pour l’Étude et Recherche Agronomique (INERA) de Yangambi fut un centre scientifique florissant à son apogée. Aujourd’hui, c’est un mélange de jungle et de ruines. Le film retrace les stigmates de la destruction écologique amorcée sous la colonisation, à travers les vécus de deux figures scientifiques ayant travaillé à Yangambi dans les années 1910 et 1950 : Paul Panda Farnana et Abiron Beirnaert. Adopté par une famille belge, Farnana est le premier Congolais à avoir fait des études supérieures en Belgique. Employé par l’État belge comme ingénieur agronome, ses observations climatiques illustrent l’entreprise coloniale de réduction du climat à une donnée économique. Farnana prend progressivement conscience que le projet colonial s’apparente à un vandalisme organisé. Abiron Beirnaert, arrivé au Congo durant la Seconde Guerre mondiale, est le premier directeur de la division palmier à huile de l’INERA du Congo belge à Yangambi. Sous son mandat, ses travaux aboutissent à une variété hybride de palmier à huile, le Tenera, au rendement nettement supérieur à la moyenne, favorisant la monoculture. Sa trajectoire révèle une nouvelle fois comment l’observation scientifique mène à la transplantation, l’exploitation et la marchandisation de la forêt aux dépens des populations locales. Ces voix du passé, entrelacées à des images de Yangambi aujourd’hui, montrent un Congo figé, suspendu entre mémoire, effacement et résilience. Leurs récits incarnent les héritages de la modernité coloniale et esquissent les racines de l’injustice environnementale actuelle. Le dernier chapitre adopte la perspective d’un témoin muet de l’Histoire : L’Arbre de l’Authenticité, ou Pachyelasma tessmannii. Cet arbre joue un rôle crucial dans la régulation du climat par sa forte absorption de dioxyde de carbone. Tout se lie à travers ce regard inédit et singulier, celui de l’arbre qui observe et transmet les récits de celles et ceux ayant arpenté ces territoires.
- auteurs : David Van Reybrouck, Ellem Meiresonne, Sammy Baloji
- réalisateur : Sammy Baloji
SYNTHÈSE DU CONTENU PARLÉ (transcript / sous-titres) :
(pas de synthèse disponible)
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L'arbre de l'authenticité
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L'arbre de l'authenticité
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Au cœur de la forêt équatoriale du Congo, les vestiges d’un centre de recherche consacré à l’agriculture tropicale révèlent le fardeau du passé colonial et ses liens inextricables avec la crise climatique actuelle. L’Arbre de l’Authenticité prend pour point de départ les débats contemporains autour du crédit carbone. Niché dans la plus vaste forêt tropicale d’Afrique repose l’une des multiples tombes des efforts de contrôle occidental sur les nations et la nature. Bordant le fleuve Congo, la station de l’Institut National pour l’Étude et Recherche Agronomique (INERA) de Yangambi fut un centre scientifique florissant à son apogée. Aujourd’hui, c’est un mélange de jungle et de ruines. Le film retrace les stigmates de la destruction écologique amorcée sous la colonisation, à travers les vécus de deux figures scientifiques ayant travaillé à Yangambi dans les années 1910 et 1950 : Paul Panda Farnana et Abiron Beirnaert. Adopté par une famille belge, Farnana est le premier Congolais à avoir fait des études supérieures en Belgique. Employé par l’État belge comme ingénieur agronome, ses observations climatiques illustrent l’entreprise coloniale de réduction du climat à une donnée économique. Farnana prend progressivement conscience que le projet colonial s’apparente à un vandalisme organisé. Abiron Beirnaert, arrivé au Congo durant la Seconde Guerre mondiale, est le premier directeur de la division palmier à huile de l’INERA du Congo belge à Yangambi. Sous son mandat, ses travaux aboutissent à une variété hybride de palmier à huile, le Tenera, au rendement nettement supérieur à la moyenne, favorisant la monoculture. Sa trajectoire révèle une nouvelle fois comment l’observation scientifique mène à la transplantation, l’exploitation et la marchandisation de la forêt aux dépens des populations locales. Ces voix du passé, entrelacées à des images de Yangambi aujourd’hui, montrent un Congo figé, suspendu entre mémoire, effacement et résilience. Leurs récits incarnent les héritages de la modernité coloniale et esquissent les racines de l’injustice environnementale actuelle. Le dernier chapitre adopte la perspective d’un témoin muet de l’Histoire : L’Arbre de l’Authenticité, ou Pachyelasma tessmannii. Cet arbre joue un rôle crucial dans la régulation du climat par sa forte absorption de dioxyde de carbone. Tout se lie à travers ce regard inédit et singulier, celui de l’arbre qui observe et transmet les récits de celles et ceux ayant arpenté ces territoires.
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L’Arbre de l’Authenticité Un film de Sammy Baloji Production : Twenty Nine Studio & Production En association avec ARTE France – La Lucarne Belgique, France / 2024 / 1h26 Au cœur de la forêt équatoriale du Congo, les vestiges d’un centre de recherche consacré à l’agriculture tropicale dévoilent le fardeau du passé colonial et leurs liens inextricables avec le changement climatique actuel.
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Une méditation cinématographique sur les vestiges d'une station agronomique coloniale au Congo, liant passé colonial et enjeux écologiques actuels.
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À la lisière de la forêt primaire du bassin du Congo, la deuxième plus vaste au monde, cette somptueuse méditation sonore et visuelle exhume les racines coloniales de la destruction de la nature et du changement climatique.
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En République démocratique du Congo, dans le bassin du grand fleuve et aux abords de l'immense forêt primaire, la deuxième plus vaste au monde après celle de l'Amazonie, la petite ville de Yangambi abrite les vestiges d'une station de recherche agronomique fondée au début du XXe siècle par les colonisateurs belges dans le but de développer l'exploitation agricole : l’Inéac (Institut national pour l’étude agronomique du Congo belge), aujourd'hui Inéra (Institut national pour l’étude et la recherche agronomique), semble peuplé de fantômes, de ses archives abandonnées à ses annexes rongées par la jungle. Entre ville et forêt, au fil d'une déambulation somptueusement filmée et sonorisée, Sammy Baloji, artiste et réalisateur congolais, regarde vivre les lieux, les gens et les choses, et fait résonner les existences oubliées de deux agronomes affectés au Congo, l'un en 1910, l'autre durant la Seconde Guerre mondiale. " Premier fonctionnaire belge à la peau noire ", premier Congolais à avoir suivi des études supérieures en Belgique, Paul Panda Farnana (1888-1930) prend rapidement conscience de l'entreprise de pillage raciste et sanguinaire que constitue la colonisation belge et s'engage dans la lutte politique panafricaniste et nationaliste avant de retourner, " de guerre lasse ", dans son village natal, pour y périr, peut-être assassiné. Le Flamand Abiron Beirnaert (1903-1941), lui, nommé directeur de la division "palmier à huile" de l’Inéac, a mis au point une variété hybride, le Tenera, dont le haut rendement a ouvert la voie à la monoculture et à la déforestation. Accident ou suicide ? Sa voiture s'est abîmée dans le fleuve, un matin de mai 1941. Film poème Quand leurs voix se sont tues, c'est à l'arbre Pachyelasma tessmannii, géant pluricentenaire appelé localement Likelo, que reviennent les mots de la fin, lui qui a survécu à la rage exploitatrice causée par la fièvre de l’argent. Témoin " des espoirs têtus des humains ", peut-il encore sauver le monde ? Il possède en tout cas la capacité, avec ses congénères, d'emprisonner ce dioxyde de carbone qui a déjà inexorablement modifié le climat de la Terre... Méditation poétique et politique dont chaque mot, chaque plan, chaque son a été subtilement composé, L'arbre de l'authenticité exhume ainsi les racines coloniales et occidentales de l'injustice climatique et de la destruction de l'environnement, à l'écoute du chant de la nature.
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"L'arbre de l'Authenticité" étudie les stigmates de la destruction écologique entamée avec la colonisation, à travers les voix de deux scientifiques emblématiques ayant oeuvré à Yangambi dans les années 1910-1950, l'un congolais et l'autre belge. "L'arbre de l'authenticité" (2024), un film de Sammy Baloji.
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